Expositions

Bernard Plossu

Pais de piedras

du 21 octobre 2017 au 18 mars 2018
(Photographie contemporaine) Flaran

« La photographie c’est une disponibilité au hasard et le hasard ne nous arrive pas par miracle » B. Plossu.

Alternant, au gré des rencontres artistiques, le noir et blanc ou la couleur, les départements ou régions françaises et le reste du monde, l’Abbaye de Flaran poursuit inlassablement son questionnement sur la ruralité de notre planète, à travers les sillons successifs creusés par les travaux personnels et originaux des photographes invités.
Ce neuvième sillon de l’opération « La profondeur des champs », et c’est pour nous un honneur insigne, est consacré à Bernard Plossu (1945, Vietnam-) qui, avec l’acuité et le talent qu’on lui connaît, nous fait partager un travail jamais réellement édité sur la ruralité espagnole.
En autodidacte assumé, affranchi de ce fait des courants de la photographie contemporaine dont il participe au renouveau et influencé par la « Nouvelle Vague » et la « Beat Génération », il est propulsé sur le devant de la scène par Le Voyage mexicain (1979), avant d’être couronné par le Grand Prix National de la Photographie en 1988.
Désormais, au gré de pérégrinations dont la route demeure le fil rouge, l’objectif de 50mm l’instrument et l’ « instantané autobiographique » en forme de journal de voyage le style de vie, ce « photographe - voyageur » livre un travail atypique, libre et solaire, reconnu parmi les plus grands.
L'édition d'un catalogue accompagne chaque sillon de cette manifestation unique en son genre en France, dans ses attendus scientifiques, culturels et pédagogiques.
Exposition de photographies, inscrite dans le cadre de l’opération « La profondeur des champs, sillon n°9 ».
Exposition conçue et coordonnée par la Conservation Départementale du Patrimoine et des Musées / Flaran.

Natures mortes ?…, dans la collection Simonow

1 février 2016 - 15 janvier 2018
(Beaux-Arts, XIXe -XXIe s.) Flaran – Dortoir des moines

Poursuivant le travail transversal entrepris autour de l’exceptionnelle collection prêtée au Conseil départemental du Gers par M. Michael Simonow, l’année 2017 s’attache à nouveau à la présentation d’un nouveau genre de l’Histoire des Arts, celui de la « Nature morte ».
Exercice de style pour les plus grands artistes et autre « sujet » essentiel en peinture depuis les origines de celle-ci, la Nature morte, dont l’intitulé n’apparait qu’au XVIIe, s’est d’abord définie comme un ensemble d’objets ou d’éléments inanimés avant de désigner l’ensemble de la composition elle-même, quelque en soit le support.
D’abord imprégnée de symbolique au Moyen-âge, elle s’affirme comme vision du réel à partir du XVIIe (Chardin) mais balancera constamment d’un courant à l’autre.
Parallèlement, sa richesse en fait un thème de prédilection pour les artistes contemporains, après une forme d’éclipse lors de l’arrivée de la photographie, qui séduit même tous les courants avant-gardistes, de Cézanne aux Surréalistes ou au Pop Art par exemple.
L’exposition fondée sur une trentaine d’œuvres issues de la collection Simonow où voisinent Courbet, Vollon, Derain, Vlaminck ou Valadon…, offre un panorama original de cette problématique appuyée, comme à chacun de ces évènements, par un important programme de médiation culturelle auprès de tous les publics, notamment scolaires.
Un catalogue richement illustré accompagne l’exposition

Affiche Portes CielPortes du ciel

17 juin 2017 - 15 octobre 2017
(Beaux-Arts, XVIIIe -XXe s.) Flaran – Eglise

La fabrication des tapis, notamment religieux, est une composante essentielle des sociétés orientales et concerne, à des titres divers, les trois religions monothéistes. Exécutés la plupart du temps par des mains anonymes au sein des familles ou d’ateliers artisanaux, ces représentations codifiées apparaissent aujourd’hui étonnamment modernes.
Dépositaires de traditions et de symboliques millénaires, reflets de préoccupations ou prières intimes de leurs commanditaires ou de leurs concepteurs/trices, ces œuvres d’art, habituellement peu valorisées dans des expositions équivalentes, ont pourtant inspiré les dessinateurs et les artistes jusqu’à nos jours.
Toujours attentive à une offre culturelle originale et diversifiée, irriguant le territoire à partir du centre patrimonial départemental de l’abbaye de Flaran, la Conservation départementale du patrimoine se devait de saisir l’opportunité offerte par les propriétaires de cette exceptionnelle collection privée, dans le Gers.
Cet été, les espaces cisterciens épurés de l’église abbatiale de Flaran (XIIe siècle) se prêteront donc, en jeu de miroir, à la présentation d’une soixantaine de pièces, de provenances variées, échelonnées sur plus de deux siècles (1750-1960).
Enfin, de façon plus ludique, l’exposition s’attachera aussi à décrypter, pour les petits et les grands, l’univers des symboles cachés de ces représentations à l’esthétique souvent remarquable.
Un catalogue accompagne l’exposition

Alain Mounier : Ambulance 13
La Grande Guerre dans la BD, année IV
07 août au 1er octobre 2017
BD à Flaran, 16° édition
(Bande dessinée contemporaine)

A titre exceptionnel, à partir de 2014 et jusqu’en 2018, en accompagnement des commémorations de la Grande guerre de 14-18, une programmation pluriannuelle prolonge la réflexion engagée au niveau national. Présentant plusieurs visions de la guerre comme autant de témoignages poignants, ces manifestations offrent donc un éclairage original et didactique sur « la der des der », légitimé par l’évolution actuelle de la Bande dessinée.

Traversant tous les courants (réaliste, humoristique ou fantaisiste…), cette dernière fait désormais apparaître une vision esthétique à part entière qui évolue vers une nouvelle écriture mémorielle de ce conflit.

Alain Mounier (1958, Aubenas -), bascule dans le monde de la bande dessinée après la découverte de Giraud-Charlier, Godard et du magazine Métal Hurlant et publie en autodidacte ses premières planches en 1977 dans le mensuel Circus (Glénat) ; il enchaine dès lors les projets en collaboration avec divers scénaristes (Brunel, Giroud, Rodolphe…) ou maisons d’édition, Glénat donc, Dargaud (Dock 21, 1992) et Albin Michel (Exit, 1999) puis, plus récemment avec les éditions Bamboo (2009).

En 2010 paraît le roman graphique « Ambulance 13 » (Ed. Bamboo) sur lequel il collabore avec les scénaristes Patrick Cothias et Patrice Ordas, récit en sept volumes sur le service de santé des Armées pendant la première guerre mondiale, qui marque par son atmosphère âpre, son réalisme quasi documentaire et une humanité affichée.

En complément, une exposition–dossier « L’écho des tranchées » évoque quelques artistes ayant travaillé sur ce thème (Création : On a marché sur la bulle, Amiens).

Jean-Bernard Laffitte ... La traversée des apparences

7 juillet - 29 octobre 2017
(Photographie contemporaine) Musée des Beaux-Arts de Mirande

Photographe gersois à la notoriété bien ancrée en Gascogne, Jean-Bernard Laffitte (Né à Monlezun d’Armagnac) est initié à son art par un professeur passionné du lycée agricole de Masseube ; suivent un premier appareil photographique (offert par sa grand-mère) et un apprentissage, notamment chez Jean Dieuzaide à Toulouse, avant son installation en 1976 dans le Gers.
Dans les années quatre-vingt, il expose ses clichés en France, en Espagne et en Belgique et publie, en 1984, son premier livre sur la course landaise, prémices d’une autre passion, celle de l’édition et du bel ouvrage, où il décline depuis les plaisirs à multiples facettes de la Gascogne.
Parallèlement à la photographie, il développe, dès l’origine, une recherche plastique plus personnelle qui touche désormais plusieurs supports (huiles, acryliques, collages …).
Il a accepté aujourd’hui de nous les faire partager dans le cadre, nouveau pour lui, du Musée des Beaux-Arts de Mirande qui accueille ainsi son premier artiste contemporain.
Exposition conçue et coordonnée par la Conservation Départementale du Patrimoine et des Musées / Flaran, en partenariat avec la ville de Mirande, pour le musée des Beaux-Arts (Musée de France).

Charles de Batz Castelmore d'Artagnan ... de la réalité au mythe !

24 juin - 29 octobre 2017
(Histoire Moderne) Musée campanaire de L'Isle-Jourdain

Poursuivant le travail engagé depuis plusieurs années autour du patrimoine matériel ou immatériel gascon et ses figures les plus illustres, la Conservation Départementale du Patrimoine et des Musées/Flaran (gestionnaire scientifique du réseau des Musées du Gers) évoque aujourd’hui le célèbre mousquetaire, à travers une exposition destinée aux petits… et aux plus grands !
Personnage emblématique de la Gascogne gersoise et de l'Histoire européenne, Charles de Batz Castelmore d'Artagnan a laissé, paradoxalement, peu de traces tangibles dans celle-ci. Héros de légende, magnifié par l’œuvre romanesque d’Alexandre Dumas, il est remis au goût du jour au musée municipal de l’Isle-Jourdain.
Cette exposition, créée au musée de Condom, puis présentée à Mirande en 2016, est la première sur le sujet dans le Gers depuis plusieurs décennies ; elle présente le personnage lui-même et sa vie mouvementée de "cadet de Gascogne" en s’efforçant de cerner aussi les éléments constitutifs de l'histoire puis du mythe porté par A. Dumas.
L'édition d'un catalogue, abondamment illustré et documenté, accompagne cette manifestation unique en son genre dans le Gers.
Exposition conçue et coordonnée par la Conservation Départementale du Patrimoine et des Musées / Flaran, en partenariat avec la ville de l’Isle-Jourdain, pour le musée campanaire (Musée de France).