Expositions

Affiche Portes CielPortes ciel

17 juin 2017 - 15 octobre 2017
(Beaux-Arts, XVIIIe -XXe s.) Flaran – Eglise

La fabrication des tapis, notamment religieux, est une composante essentielle des sociétés orientales et concerne, à des titres divers, les trois religions monothéistes. Exécutés la plupart du temps par des mains anonymes au sein des familles ou d’ateliers artisanaux, ces représentations codifiées apparaissent aujourd’hui étonnamment modernes.
Dépositaires de traditions et de symboliques millénaires, reflets de préoccupations ou prières intimes de leurs commanditaires ou de leurs concepteurs/trices, ces œuvres d’art, habituellement peu valorisées dans des expositions équivalentes, ont pourtant inspiré les dessinateurs et les artistes jusqu’à nos jours.
Toujours attentive à une offre culturelle originale et diversifiée, irriguant le territoire à partir du centre patrimonial départemental de l’abbaye de Flaran, la Conservation départementale du patrimoine se devait de saisir l’opportunité offerte par les propriétaires de cette exceptionnelle collection privée, dans le Gers.
Cet été, les espaces cisterciens épurés de l’église abbatiale de Flaran (XIIe siècle) se prêteront donc, en jeu de miroir, à la présentation d’une soixantaine de pièces, de provenances variées, échelonnées sur plus de deux siècles (1750-1960).
Enfin, de façon plus ludique, l’exposition s’attachera aussi à décrypter, pour les petits et les grands, l’univers des symboles cachés de ces représentations à l’esthétique souvent remarquable.
Un catalogue accompagne l’exposition

Affiche Expo CathédralesDaniel Maigné

Cathédrale(s)

du 30 juin 2017 au 24 septembre 2017
(Photographie contemporaine) Logis Abbatial - Flaran 

Huit ans après son premier séjour sur notre site et engagé dans de nombreux projets muris et développés sur le Gers et ailleurs, le photographe gersois Daniel Maigné (1957, Toulouse-) redevient l’invité de la Conservation départementale du Patrimoine et des Musées, sur l’abbaye de Flaran.
Non point tant pour une revisite du parcours accompli depuis lors, mais dans le cadre de la présentation d’un nouveau et extraordinaire travail plastique autour de la cathédrale de Lombez.
Objet de la fascination du photographe, ce pilier massif érigé vers le ciel dans le style des clochers toulousains aux XIVe et XVe, sur l’emplacement d’une abbaye, est classée monument historique en 1846 ; il s’affirme aussi comme l’un des plus célèbres monuments patrimoniaux du département qui en compte tant et tant.
Situé au cœur d’une ville devenue, en 1317, le siège d’un évêché et qui abrite, le temps d’un été, le poète Pétrarque en visite chez son ami J. Colonna, l’édifice est ainsi systématiquement photographié, au fur et à mesure des saisons et des années, à travers les déformations des carreaux vieux de trois cent ans d’une maison lui faisant face.
S’en dégage, en réminiscence des séries de Monet mais tirés définitivement vers l’abstraction, des tirages grands formats à la beauté mystérieuse, immuables comme ce patrimoine…
Un ouvrage accompagne l’exposition.

Violaine Laveaux

Les ailes de service / Still life

du 8 avril 2017 au 5 juin 2017
(Installation contemporaine) Flaran 

Parallèlement à la présentation des œuvres issues de l’exceptionnelle collection Simonow, Violaine Laveaux, invitée printanière de la Conservation départementale, livre une installation personnelle autour du thème de la « nature morte », variation ludique sur les espaces de service de l’abbaye de Flaran.
Elle revisite ici les codes de la nature morte, « ces choses immobiles, qui semblent enfermer le spectateur dans un monde muet » en puisant les éléments
constitutifs (objets, fruits, légumes, gibiers et poissons) dans la mémoire du lieu et la
fonction même des pièces choisies, celles regroupées sous le terme des “ailes de
service” dans les abbayes : la cuisine, le réfectoire et le chauffoir.
Il sera donc question d’objets symboles : bols, cuillères, objets du quotidien ( fruits et légumes)… choisis pour la beauté de leur forme, leur capacité à contenir le silence, retenir la lumière, oscillant entre deux mondes, le visible et l’invisible, reflet d’un monde clos, ouvert sur le jardin.
Natures mortes sur table, ou au mur, la cuisine est le lieu de l’avant/après de la vie et de l’usage des plantes, le lieu des simples et de l’éclat d’une couleur dont les objets réalisés en faïence tissent un dialogue étroit avec certaines des toiles de la collection Simonow.
Le réfectoire évoquera, lui, les sons contenus, paroles mises sous verre, les pas feutrés, et la lumière jouant avec les volumes, des blancs laiteux oscillant jusqu’au gris, évocation des tuniques de laine portées par les moines.
Sous le signe du blanc : Modelage, moulage, estampage, coulage…, Violaine Laveaux poursuit donc ici son incursion dans le monde de la céramique en présentant des pièces réalisées tout spécialement pour ce lieu, en faïence et porcelaine, ainsi que les moules en plâtre, eux même « objets-sujet » à part entière de ce projet.

Natures mortes ?…, dans la collection Simonow

1 février 2016 - 15 janvier 2018
(Beaux-Arts, XIXe -XXIe s.) Flaran – Dortoir des moines

Poursuivant le travail transversal entrepris autour de l’exceptionnelle collection prêtée au Conseil départemental du Gers par M. Michael Simonow, l’année 2017 s’attache à nouveau à la présentation d’un nouveau genre de l’Histoire des Arts, celui de la « Nature morte ».
Exercice de style pour les plus grands artistes et autre « sujet » essentiel en peinture depuis les origines de celle-ci, la Nature morte, dont l’intitulé n’apparait qu’au XVIIe, s’est d’abord définie comme un ensemble d’objets ou d’éléments inanimés avant de désigner l’ensemble de la composition elle-même, quelque en soit le support.
D’abord imprégnée de symbolique au Moyen-âge, elle s’affirme comme vision du réel à partir du XVIIe (Chardin) mais balancera constamment d’un courant à l’autre.
Parallèlement, sa richesse en fait un thème de prédilection pour les artistes contemporains, après une forme d’éclipse lors de l’arrivée de la photographie, qui séduit même tous les courants avant-gardistes, de Cézanne aux Surréalistes ou au Pop Art par exemple.
L’exposition fondée sur une trentaine d’œuvres issues de la collection Simonow où voisinent Courbet, Vollon, Derain, Vlaminck ou Valadon…, offre un panorama original de cette problématique appuyée, comme à chacun de ces évènements, par un important programme de médiation culturelle auprès de tous les publics, notamment scolaires.
Un catalogue richement illustré accompagne l’exposition